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Editorial janvier 2007






Les outils de communication qui sont aujourd’hui à la disposition du plus grand nombre ne doivent pas masquer une différence très forte entre l’intention et la réalité. L’abondance de l’offre proposée par la technologie, la possibilité d’accès rapide à l’information ou de communication entre les individus, tous ces éléments doivent être resitués dans un contexte global.

Tout d’abord, tous n’ont pas accès au sésame de l’internet, et ce qui est vrai dans la société se vérifie parmi nos membres. Par choix ou par contrainte, ce constat interpelle et nous devons tenir compte sans exclure quiconque. La technologie change nos modes de vie. Le téléphone qui était par le passé réservé à un petit nombre, la ligne qu’il fallait parfois attendre plusieurs mois, ce téléphone est aujourd’hui incontournable et d’un accès immédiat. Le nombre d’abonnements au téléphone portable atteint des chiffres impressionnants en regard de la population et l’internet sera dans les années à venir un outil de communication accessible à toutes les générations grâce à une « vulgarisation » intelligente. Devons-nous pour autant en déduire que l’internet est le seul moyen de bien communiquer ?

Il y a à l’autre extrême parmi ceux qui accèdent à ces outils de communication les utilisateurs pour qui l’usage est quotidien voire constant : le mail (pardon le courriel) génère parfois des incompréhensions : il est si rapide que l’expéditeur considère que le destinataire a lu et réagi immédiatement à son envoi, que ce mail envoyé a un caractère unique… L’absence de réponse immédiate mérite relance. Des humoristes ont caricaturé ces situations parfois ubuesques. La poste déplore aujourd’hui la baisse significative du courrier mais on constate que le facteur nous dépose plus de publicités que de lettres dans une boîte aux lettres de taille normalisée. Beaucoup d’entre nous ont aujourd’hui plusieurs boîtes aux lettres électroniques, privée, professionnelle, associative etc…et il nous faut lire une quantité importante de messages, plusieurs dizaines par jour au minimum. Combien de temps pouvons nous raisonnablement passer à tout lire sans risquer de passer à côté d’une information importante ?

Revenons dans le contexte de notre fédération. Ces outils font partie de notre fonctionnement habituel. Des conférences téléphoniques du bureau national à l’email au site internet de la SNIPF, les sites des associations régionales, les bulletins d’information, la revue IP, un DVD de présentation, et bientôt une nouvelle plaquette. L’information existe et est abondante, utilisant tous les vecteurs possibles. Souvent perfectible, trop résumée ou trop longue, mais le contenu existe. Quel que soit le support utilisé, rien ne remplacera l’échange entre les individus. Croire que l’information génère l’action est un leurre.

Au moment ou il nous faut ouvrir la SNIPF sur l’extérieur, je pense indispensable que chacun d’entre nous à tout niveau intègre la nécessité de mieux communiquer pour mieux agir. Ne privilégions pas la quantité, gardons une place pour de vrais échanges, utilisons les moyens au mieux de leurs possibilités sans les rendre inopérants par l’abondance et privilégions donc la communication « efficace », celle qui conduit à l’action.

Le développement de la SNIPF passe par la communication avec ses membres et avec le monde de l’entreprise et les associations socio professionnelles. Les partenariats qui ont été établis avec d’autres organismes n’ont de raison d’être que s’ils donnent lieu à une action concrète. Nous en avons eu la démonstration cette année avec la réussite dans le dossier des diagnostics techniques immobiliers. Ce projet a réuni deux facteurs de succès essentiels : l’ouverture sur l’extérieur et l’action. Cet effet démultiplicateur ne peut intervenir qu’à la condition d’une animation et d’un pilotage rigoureux… et d’une bonne communication qui n’est qu’un moyen et non une finalité. L’action de « l’homme » reste essentielle et c’est heureux.

Je souhaite donc que nous puissions au cours des prochains mois porter des projets du même type, dans différents métiers, permettant ainsi d’ouvrir la SNIPF sur l’extérieur, aidant à son développement et à sa notoriété. Reprenons un a un chaque protocole d’accord signé et travaillons avec chaque partenaire à donner un sens à notre action pour servir nos membres et apporter une reconnaissance par la certification à des candidats potentiels.

C’est ainsi que nous contribuerons à la reconnaissance de l’ingénieur professionnel.

 

 

                                                               

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